Le test Oncotype DX® : éviter la chimiothérapie, mesurer la récidive

Odyssea - Actul - Oncotype - Feat

Le test Oncotype DX®, dont nous avions parlé dans un article précédent avec l’interview du Professeur Khayat, est un test diagnostique de 21 gènes permettant d’estimer le bénéfice de la chimiothérapie et le risque de récidive à distance à 10 ans. Ce test permet d’éclairer les praticiens dans leur prise de décision de traitement adjuvant chez certaines femmes atteintes de cancer du sein à un stade précoce.

Oncotype DX : chimiothérapie ou pas ?

Les patientes atteintes d’un cancer du sein invasif au stade précoce et avec récepteurs aux œstrogènes positifs (RE+) récemment diagnostiqué peuvent se faire prescrire par leur médecin, en plus de l’hormonothérapie, une chimiothérapie. Après évaluation des risques et des bénéfices de la chimiothérapie, c’est le médecin qui prend cette décision [compte tenu des souhaits de la patiente].

C’était le cas de Laura H., une patiente qui nous a livré son témoignage : « Lorsque l’on m’a diagnostiqué un cancer en 2015, autant mes proches que moi-même étions terrorisés à l’idée de la chimiothérapie. Profitant de mon passage à Paris pour rendre visite à mes petits-enfants et choisir ma perruque, mon fils m’a pris rendez-vous avec le chef du service d’oncologie médicale de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Ce dernier m’a fait part de l’existence du test Oncotype DX.
Je ne pensais absolument pas que la chimiothérapie pouvait être inutile dans certains cas de cancer, ce fût donc une énorme surprise – j’ai toujours eu confiance en la médecine et toutes les innovations mais je restais partagée entre espoir et colère en attendant les résultats. »

Odyssea - Actul - Portrait Laura H

 

Pour choisir le traitement adjuvant le plus adapté pour un cancer du sein au stade précoce, le médecin tient généralement compte des critères suivants : âge, état de santé général et situation personnelle de la patiente, mais aussi taille de la tumeur, grade de la tumeur et atteinte ganglionnaire éventuelle. Le test Oncotype DX, en permettant l’examen de la biologie de la tumeur, peut fournir d’autres informations en plus de ces critères et peut ainsi aider le médecin à prendre une décision plus éclairée et personnalisée concernant l’administration ou non d’une chimiothérapie.En effet, le clinicien obtient le résultat Recurrence Score® de la patiente, un nombre entre 1 et 100 qui indique pour chaque patiente le risque de récidive à distance à 10 ans et le bénéfice probable d’une chimiothérapie.

Laura H a pu, grâce au test, éviter la chimiothérapie : « Finalement, j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir éviter ce traitement lourd que j’avais peur de ne pas supporter. J’ai pu continuer une vie quasiment normale et suivre mon activité professionnelle de façon à ne pas m’isoler malgré la fatigue liée à la radiothérapie et aux traitements médicamenteux. »

Oncotype DX : une information à partager

Les récents résultats d’une étude clinique (TAILORx) prospective viennent d’apporter la preuve de l’utilité clinique d’Oncotype DX: 99% des femmes ayant eu un Oncotype DX Breast Recurrence Score® bas (<11) n’ont pas présenté de récidive de leur cancer du sein après cinq ans d’hormonothérapie seule.
Ces résultats, publiés en ligne par le New England Journal of Medicine, apportent la preuve que d’autres femmes, dans le futur, peuvent bénéficier efficacement d’une hormonothérapie seule.
Comme le souligne Laura H, le test Oncotype DX gagne à se faire connaître : « Venant de province, je trouvais vraiment dommage que les radiologues, oncologues et chirurgiens n’aient pas connaissance de ce test. C’est pourquoi à présent j’en parle autour de moi pour que toutes les patientes atteintes d’un cancer du sein puissent en être informées. »

Odyssea - Actul - Oncotype

 

Pour plus d’informations :www.montraitement-cancerdusein.fr

Cet article est sponsorisé par Genomic Health, Inc.

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